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Saint Georges

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Plusieurs personnes nous l’ont fait remarquer, pourquoi n’avez-vous encore rien écrit sur Saint-Georges ? Cela fait bien partie du patrimoine de la commune de Viriat. C’est un peu vrai. Pour beaucoup de Viriatis, c’est une partie de leur vie qui s’y est déroulée.

Il faut remonter à l’an 1823 ; C’est l’année où Monseigneur Devie est nommé évêque du diocèse de Belley. Lui aussi, comme beaucoup de confrères à l’époque, souhaite avoir sa congrégation de religieuses diocésaine. Il existe, dans le diocèse, plusieurs petites communautés de religieuses. Elles font partie d’une congrégation née au Puy ; Elles sont 27 petites communautés, soit 127 religieuses. Pourquoi ne se regrouperait-elle pas ?

Un an plus tard, en 1824, c’est réalisé. Elles se regroupent sur Bourg, et sont appelées les Sœurs Saint Joseph de Bourg. Elles sont logées dans l’ancien couvent des Jacobins abandonné et en partie détruit depuis la révolution de 1789 qui est aussi passée par là.. Il sera restauré au fur des années. Il est situé bien sûr en face du collège des Jésuites. Nous connaissons tous l’école Saint Joseph.

 

La même année, 1824, le Préfet de l’Ain reprend le clos des Lazaristes, derrière le clos des Capucins ( Aujourd’hui la rue des Lazariste, rappelant ce clos, se trouve séparée par la voie de chemin de fer crée plus tard, en 1857). Le préfet avait établi un arrêté comme quoi ce qui était alors dépôt de mendicité devienne asile définitivement pour les indigents, et parmi eux les aliénés.

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 Les Frères de Saint-Jean de Dieu en ont alors assuré la gestion.

Les bâtiments typiquement hospitaliers sont conçus comme une juxtaposition de quartiers bien séparés qui permettent de recevoir les malades suivant leur état. Il y a le quartier des agités, et celui des paisibles, celui des malpropres puis celui des paisibles ou semi-paisibles. Et tous ont un nom. Chaque quartier a son réfectoire, ses dortoirs salles de Jour, cour etc. Seul celui dit des travailleurs se vide le jour, pour aller dans différents ateliers, à la ferme, dans les jardins.

Bien sûr, chacun l’imagine, les bâtiments existants actuellement n’ont pas tous été réalisés dès l’origine. Ils ont été modifiés, transformés, détruits pour être reconstruits plus conformes aux besoins et nécessités de l’époque.

Ainsi l’exploitation agricole a été inaugurée en 1858

En 1935 le Pavillon Saint-Louis de Gonzague sort de terre. Il faudra attendre les années cinquante pour que la vente des jouets réalisés par les malades permette d’économiser suffisamment pour l’achat d’un cinéma. Il sera réalisé dans un ancien dortoir transformé en salle de travail pour les premiers travaux d’ergothérapie. Puis il déménagera dans le nouveau bâtiment de la salle des fêtes.

Le médecin doit établir pour l’administration des rapports réguliers. Les sœurs doivent également tenir à jour un relevé de leurs observations, de leurs actes. Ce qui leur plait moins et donc fait sommairement. C’est contraire à leur pratique habituelle et déjà bien ancienne

Par Pierre Dilas

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